D’où venons-nous ? Où allons-nous ?
1618
1854
Premier propriétaire de la ferme du Faascht : un médecin, Joseph Ramelot ( 1854-1893)
C’est entre les dates de 1854-1855 que la ferme constituée en maison écurie et place est construite et administrée par Joseph Ramelot. Il ne reste guère longtemps à la tête du domaine laissant la ferme à différents régisseurs. Les familles Martin, Hanolet, Collard, Jacob et Janson se succèdent.
Le 25 avril 1857, il vend publiquement tout le mobilier de sa ferme, dont le cheptel suivant : « huit vaches laitières race du Condroz, Croisée Durham, quatre taureaux de 8 à 10 mois, génisses, deux couples de bœufs Birckefeld, deux chevaux hongres, harnais, 5 charrues, herses, rouleaux, charriot, charrettes, un extirpateur de chaumeur à 7 socs et généralement tout le train de labour ».
En 1863, Monsieur Ramelot ajoute de nouvelles constructions. En 1865, il adjoint à l’exploitation une remise et un four à pain et change la limite des terrains.
En 1888, c’est la catastrophe, la ferme est totalement incendiée et reconstruite.
1893
Un ancien notaire : Edouard Jules du Boccage ( 1893- 1902)
Le 6 juillet 1893, cet ancien notaire de Bruxelles, achète pour le prix de cinquante mille francs la ferme gérée alors par la famille Janson. Le bien consiste en 87 hectares. Le bail se fait sous forme verbale « moyennant un fermage annuel de douze cent francs sous déduction du prix d’un wagon de chaux, payable, chaque année en novembre. La récolte des grains et avoine sont propriété du fermier exploitant, les pailles appartiennent au propriétaire. »
1902
Un ancien régisseur devenu propriétaire : Léopold Janson ( 1902-1920)
Les Janson arrivés dans la commune d’Attert en juillet 1885 sont de vrais pigeons voyageurs. La preuve : les différentes naissances de leurs enfants à Attert ( 1866), Heiderscheid ( 1870), Martelange ( 1876), Anlier ( 1880 et82) et Habay-La-Neuve( 1885). Un domestique, Alphonse Bernardy de Colpach-bas aide la famille pour l’exploitation de la ferme.
C’est en 1902 que les Janson ( Julie, Jules, Anna, Marie-Thérèse) se portent propriétaires, chacun pour ¼ des biens, pour 21 000 frs. En 1910, Julie revend sa part pour 6000 frs aux autres frères et sœurs. Marie-Thérèse travaille à Paris. Jules et Anna, célibataires, exploitent la ferme.
1920
Un capitaine d’industrie : Emile Mayrich ( 1920-1947)
Le 19 août 1920, la ferme du Faascht acquise aux Janson pour 100 000 frs par Monsieur Emile Mayerich comporte : ferme, terres, vergers, pâtures, bois, prés.
Les nouveaux régisseurs sont la famille Weiders, secondés par six domestiques.
Monsieur Mayerich, né en 1862 à Esch, fondateur de l’Arbed, épouse Aline de Saint-Hubert en 1894. Le couple vit au domaine de Colpach (à 1km de la ferme côté Grand-ducal).
Les fermiers de Faascht s’occupent des chevaux du château de Colpach. Pour ce faire, il faut aménager de coûteuses écuries. Si Emile Mayerich est connu pour ses activités d’homme d’affaire, lui et son épouse œuvrent également pour de meilleures conditions sociales en faveur des ouvriers.
Il est notamment un des fondateurs de la Croix-Rouge luxembourgeoise. Emile Mayerich meurt en 1920 dans un accident de voiture à Châlon-sur-Sâone, son épouse décède à Cabris (France) en 1947.
Dans un esprit philanthropique, elle fait don du château de Colpach à la Croix-rouge pour en faire un lieu de repos pour convalescents. La ferme du Faascht fait également partie de l’héritage.
1947
La Croix-Rouge de Luxembourg ( 1947-1948)
La ferme ne reste pas longtemps aux mains de l’organisme humanitaire. En avril 1948, celui-ci vend le Domaine avec l’accord du Conseil d’Administration et du Ministère de la santé publique à la famille Kessler-Bouzendorff.
1948
La famille Kessler
Originaires de Bastogne, Jean Kessler sénior, accompagné de sa sœur et de son épouse Marthe Bouzendorff décide de quitter leur région meurtrie par la guerre.
Ils acquièrent la ferme malgré les dissuasions de certains qui ne voient pas un avenir prometteur pour l’exploitation. En effet, aucun des propriétaires précédents n’étaient parvenus à rendre l’exploitation rentable.
Mais à l’inverse de ses prédécesseurs qui avaient tenté de travailler la terre en culture, Jean Kessler, comprend que la terre est trop lourde pour de telles cultures et décide d’exploiter la ferme autrement en faisant l’élevage de vaches.
La ferme a alors une superficie de 39 ha.
1968
Reprise de la ferme par leurs deux fils : Jean et Nicolas
A la mort de Jean Kessler en 1967, son épouse accompagnée de la sœur de Jean Kessler a continué l’exploitation avec l’aide de ses deux fils, Jean et Nicolas alors âgés de 15 et 21 ans
A cette époque, la ferme compte 53 ha et 32 vaches blanc-bleu mixte qui sont traites. Ils pratiquent également l’engraissement de jeunes taureaux.
Progressivement, ils se spécialisent dans la production de viande et de lait. La race blanc-bleu est orientée vers la production de viande tandis qu’une nouvelle race laitière est intégrée pour la production de lait.
2003
Début du projet de biométhanisation
Attentifs aux pratiques respectueuses de l’environnement, les exploitants pratiquaient déjà le compostage depuis quelques années sous l’impulsion du professeur Pierre Limbourg.
Lancé en 2003, le projet de production de biogaz représente une nouvelle diversification des activités agricoles en devenant producteur d’énergie. Par ailleurs la biométhanisation apparait comme une amélioration qualitative par rapport au fertilisant (le digestat) qui est produit.
Coordonnée par l’Asbl au Pays de l’Attert, le premier projet européen « Energattert » est lancé.
A son début, la ferme est dotée d’une installation de 160 kwél, ce qui couvre les besoins de quelque 250 familles. A l’échelle de la commune d’Attert, cela représentait 10% de sa consommation annuelle.
2007
Fin de la commercialisation de produits laitiers
Avec le développement de la biométhanisation, la gestion de la commercialisation de produits devient trop lourde à porter. Des choix d’investissements devaient être faits. La décision de cesser cette activité est prise.
2005
Projet Agricométhane
Premier projet européen Interreg, le but du projet était d’accompagner le développement de la biométhanisation en grande région et de rechercher des solutions de valorisation de la chaleur produite par le groupes de cogénération.
Dans le cadre de ce projet, un séchoir à digestat est installé et la ferme intègre un partenariat composé d’ Universités, Centres de Recherches et Exploitants méthaniseurs agricoles de la Grande Région.
2008
Projet Optibiogaz
Ce projet de recherche Interreg s’inscrit dans la continuité du projet Agricométhane et fait appel au même partenariat de scientifiques et d’exploitants et de la Grande-Région.
Son objectif est d’optimiser la production d’énergie. La couverture du stockage de digestat est réalisée afin de capter les dernières productions de méthane contenu dans la matière organique.
Le gaz est également analysé via un nez électronique pour une meilleure compréhension du fonctionnement des installations.
Optibiogaz- vers une gestion optimisée et intégrée de de la production de biogaz à la ferme 2012
2011
Certification ISO 14001
Contactés en 2009 par la chambre de commerce de Libramont, nous avons participé au projet RIFE (Réseau transfrontalier d’Information, de Formation et d’accompagnement d’entreprise dans la gestion de l’Environnement ) qui avait pour but d’intégrer la gestion environnementale, la gestion des risques au sein de l’entreprise et d’accéder à la certification ISO 14001.
La certification est obtenue pour la première fois en 2011.
2012
Projet Ecobiogaz
Le développement de la biométhanisation était à cette époque dans une période charnière et nécessitait un approfondissement de l’aspect économique des installations pour conserver leur rentabilité.
Ce projet avait pour but de comparer les différents législations de soutien aux énergies renouvelables dans la Grande Région.
Suite à la complexification administrative pour le suivi de l’installation et des projets, Mélody Kessler est engagée pour assurer ce suivi.
2016
Reprise de l’exploitation par Ludovic Peter et Mélody Kessler
2017
Achat de vaches Parthenaises en France afin de réorienter la production de viande
2018
Entrée de David Feller comme associé.
2022
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